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Comment choisir un thérapeute de l'enfant intérieur ou une formation sur l'enfant intérieur?

 

          De nombreux professionnels de la relation d’aide abordent la notion d’enfant intérieur dans leurs consultations, ce qui n’est pas étonnant quand on sait que plusieurs études récentes confirment l’efficacité de cette approche face à nombre de difficultés psychologiques comme la perte de sens, le deuil, la dépression, les traumatismes, les carences affectives, les dépendances, etc. Pour autant, les professionnels réellement compétents sur l’enfant intérieur sont encore trop rares.

          Comment choisir un thérapeute de l’enfant intérieur ou une formation sur l’enfant intérieur? Ce nouvel article vous permettra de vous repérer au milieu des propositions, parfois farfelues, parfois inquiétantes, qui fleurissent dans le milieu de la relation d’aide. N’oubliez pas que « raconter n’importe quoi à quelqu’un, c’est le transformer en n’importe qui. » (J. Baudrillard)[1]

 

Les caractéristiques d’un accompagnement thérapeutique soutenant

 

          L’enfant intérieur est un concept intégratif qui nécessite de vastes connaissances et des compétences particulières afin d’être un témoin lucide, bienveillant et compatissant… état d’être essentiel à l’accompagnement thérapeutique de l’enfant intérieur.

Qu’est-ce qu’un témoin lucide et bienveillant ? Fondamentalement, il s’agit d’un professionnel qui prend le parti du ressenti enfantin sans nier, déformer ou sous-estimer la vérité intérieure de l’enfant en chaque adulte. Cette vérité est déstabilisante tant elle est sensitive, émotionnelle, imaginative et donc subjective. Le thérapeute a donc pour mission l’intégration du ressenti enfantin favorisant ainsi intégrité et complétude.

Un thérapeute de l’enfant intérieur éclaire avec rigueur la subjectivité du monde intérieur de celui ou de celle qu’il accompagne. Pour sortir du déni et du refoulement de la vérité intérieure, il aidera à mettre des mots précis sur ce qui a été vécu (les comportements, les mots, les non-dits qui ont été sources de violence) pour permettre la libération de ce qui a été éprouvé autrefois (les sensations, les émotions et sentiments).

Certains professionnels dérangés par les affects difficiles et douloureux qu’ils rencontrent préfèrent mettre des couvercles sur ces ressentis. Ils empêchent ainsi toute libération à la personne en souffrance. Ils professent que ces affects sont nocifs et sources de nombreux maux. Cette attitude est déjà une négation de la nature sensible de l’être humain. Prendre le parti de l’enfant intérieur, c’est rendre légitime ce qui a été éprouvé pour accompagner l’adulte vers une saine gestion de ses affects complexes.  En réalité, c’est le refoulement des blessures et des ressentis qui est à l’origine des dysfonctionnements à l’âge adulte.

L’objectif n’est évidemment pas d’accuser la famille, de blâmer les parents ou tout autre adulte du passé mais de cheminer vers la juste restitution des responsabilités. Les responsabilités non assumées par les personnes adultes en charge de l’enfant se transforment en fardeaux. Devant la déficience de l’adulte, l’enfant prend naturellement en charge et à son insu les fardeaux du système familial. Ceux-ci agissent sous forme de honte, de culpabilité, d’impuissance… mais aussi sous forme de convictions erronées sur soi, sur l’autre et sur la vie.

La thérapie de l’enfant intérieur accompagne le client à voir la réalité telle qu’elle est, c’est à dire à accepter sa vérité intérieure pour y apporter des réponses. L’amour reçu dans l’enfance n’est pas redevable. Ce qui a fait violence dans l’enfance a besoin d’être remis en cause pour modifier les schémas répétitifs. Ce qui est arrivé est déjà arrivé ! Le cheminement thérapeutique est de transformer son rapport au passé pour être plus vivant, plus sensible et plus authentique.

La capacité d’apporter de nouvelles réponses à son enfant intérieur permet de clore peu à peu sa biographie. Ce reparentage est au cœur de toute démarche de guérison de l’enfant en soi. La guérison n’est pas un fait mais l’apprentissage d’un processus de résilience. On ne guérit pas l’enfant blessé en soi mais la relation à son enfant intérieur. Répondre à son enfant intérieur est le devoir de tout adulte désireux de prendre soin de lui et de ses relations.

Le reparentage nécessite de faire le deuil de ce que l’on n’a pas reçu. Comme le soulignait Alice Miller, l’amour qui nous a tant manqué est absent et le restera pour toujours mais, grâce à la thérapie, chacun peut apprendre à aimer son enfant intérieur et être pour lui-même un parent suffisamment bon. Ce deuil peut être douloureux mais il est constitutif de l’état d’adulte.

Certains thérapeutes nient ce deuil nécessaire et ont recours à diverses stratégies pour l’éviter. D’autres adoptent des approches qui se révèlent plus traumatisantes que les souffrances qu’ils disent traiter.

Petit tour d’horizon des situations à fuir.

 

Quelques stratégies suspectes vous indiquant qu’il faut fuir

 

          La tentation de rationaliser ou de minimiser le vécu de l’enfant intérieur est un des premiers signes suspects à détecter chez un accompagnant qui n’aura de cesse d’encourager le consultant à épouser le point de vue de l’adulte (et plus particulièrement celui du parent).

Une petite phrase aussi anodine que « les parents ont fait de leur mieux » devrait alerter toute personne désireuse de se reconnecter à son enfant intérieur. La toxicité de ce postulat relève de deux constats.

Le premier : certains parents ne font clairement pas de leur mieux en choisissant de se taire, de ne pas de remettre en cause certaines situations ou, pire, de soutenir ou d’avoir des comportements violents pour l’enfant. Le changement n’est pas confortable mais il est toujours possible. En accompagnant des familles en thérapie depuis longtemps, nous constatons que nombre de parents sont capables de faire face à leurs déficiences et se transformer.

Le second : l’accompagnement psychothérapeutique par l’enfant intérieur ne porte pas sur la compréhension et la légitimité ou non des comportements de l’adulte mais sur la manière dont l’enfant les a vécus et leurs impacts émotionnels et psychologiques. Choisir de comprendre l’adulte au détriment de l’enfant est malheureusement courant. Un professionnel adoptant cette attitude est lui-même dans le déni et le refoulement de ses propres vécus enfantins.

Les parents ont fait ce qu’ils ont fait : parfois au mieux de leurs capacités mais parfois en faisant des choix « confortables ». Tous les systèmes humains ont tendance à maintenir l’équilibre en place en cherchant à éviter le changement. Devant une situation nécessitant de remettre en cause certains dysfonctionnements, l’être humain peut opter pour le choix « confortable», c’est à dire perçu sur l’instant comme le meilleur choix car source de stabilité et d’équilibre.

Dans sa fonction de parent, l’être se retrouve régulièrement dans des situations bousculant ses repères. La déficience parentale découle d’une perception erronée et d’une compréhension limitée de ce qu’est la vie enfantine. De plus, la fidélité à des croyances et à des comportements inadaptés constitue une pédagogie noire. Pour le soi-disant « bien de l’enfant », cette pédagogie autorise le recours à la menace, au chantage, à la violence, voire même à la cruauté. Autant de comportements injustifiables et inacceptables. Ils sont simplement à condamner. Ce n’est pas le parent qui est accusé, c’est son comportement qui est condamné.

 

            Confondre l’enfant intérieur et l’enfant adapté. Nos recherches sur l’enfant adapté ont démontré qu’il existe en chacun un enfant sombre, un état figé dans le passé qui hypnotise l’adulte et l’empêche d’être ici et maintenant. Il n’est pas réellement en contact avec les personnes du présent. Cet enfant n’est pas l’enfant intérieur. C’est une partie psychique qui s’est constituée autour d’un rêve chimérique : recevoir ce qui lui a manqué (son dû) de la part des personnes qui ont été déficientes par le passé ou de la part de toute personne susceptible d’être un substitut parental.

Lorsqu’un thérapeute affirme qu’il est possible que le parent d’aujourd’hui puisse réparer ce qui a manqué, il renforce l’attachement insécure aux figures parentales. Cela renforce l’image dégradée ou idéalisée du parent. C’est l’enfant que l’on était autrefois qui avait besoin d’un parent bienveillant. Tant que le deuil du passé n’est pas fait, l’enfant adapté se persuade que l’amélioration de la relation parent-enfant d’aujourd’hui va réparer le passé. Cela ne fonctionne pas.

L’enfant adapté n’est pas à condamner. Il est la partie qui vous a permis de survivre. Il est à décharger de ses fardeaux pour permettre l’expression de l’enfant intérieur à la fois blessé et doué qui se dissimule derrière lui.

 

          Le recours au pardon à l’autre est une voie sans issue malheureusement conseillée par certains thérapeutes. Bien que complexe, ce sujet mérite quelques éclaircissements. L’idée de l’efficacité du pardon s’appuie sur :

  • L’ignorance du fonctionnement systémique du psychisme. A un certain niveau, le pardon peut sembler faire du bien en vertu du principe d’homéostasie car il maintient un équilibre et soulage les défenses psychiques qui « pensent » ne pas pouvoir affronter les souffrances cachées. En ce sens, le pardon peut être une phase légitime mais temporaire. Sa toxicité est aujourd’hui largement reconnue : reproduction de comportements nuisibles, compulsions, somatisations, dépression…[2] Le pardon « inhibe presque entièrement la cicatrisation des blessures psychiques. »[3] En plus de 28 ans de pratique thérapeutique auprès de plusieurs milliers de personnes, nous n’avons pas rencontré une seule personne guérie grâce au pardon. Nous avons constaté que la majorité des personnes « ayant pardonné » enfouissent un vécu traumatique. Au fur et à mesure que le lien à leur enfant intérieur se construit et se consolide, elles abandonnent cette illusion du pardon salvateur. In fine, plus elles se pacifient plus le pardon perd son sens.
  • L’ignorance de l’espace relationnel, de « l’entre-deux » qui existe dans chaque relation. Celui-ci obéit à des règles énergétiques et psychologiques. Une relation est un lien fragile qui ne peut pas supporter n’importe quoi au risque d’être brisé. S’imaginer pouvoir pardonner à l’autre gonfle l’illusion de toute puissance infantile. Cela revient à croire que l’on peut guérir du comportement de l’autre. C’est impossible puisque le comportement de l’autre est chez l’autre et appartient à l’autre. La seule possibilité est de restituer la violence reçue par le comportement de l’autre. On ne pardonne pas la violence, on la restitue symboliquement pour briser les liens énergétiques qui rattachent aux comportements blessants de l’autre. Le seul pardon possible est le pardon à soi pour réhabiliter sa vérité intérieure et se pardonner les stratégies douloureuses mises en place pour survivre.

 

Confrontés à la défaillance évidente du recours au pardon à l’autre, les promoteurs du pardon multiplient les énoncés paradoxaux. Voici les plus courants : « Le pardon à l’autre ne concerne pas l’autre »… dans ce cas pourquoi en parler et évoquer l’autre ? / « Le pardon est très difficile. C’est l’histoire de toute une vie » … autant admettre son inefficacité! / « Le pardon est rare. Seules quelques personnes ont le cœur assez grand et une capacité d’amour suffisante pour y parvenir »… ce qui laisse la grande majorité des personnes face à leur soi-disant déficience d’amour et à leur sentiment de culpabilité.

La psychothérapeute Sylvie Tenenbaum conclut avec justesse : « Quant au pardon, ni tyrannie, ni libération, mais simplement un choix hors sujet de toute forme de thérapie. Non là n’est vraiment pas la question. »[4]

 

          La recherche de souvenirs. En s’appuyant sur les dernières découvertes en neurosciences, la psychologue américaine Peggy Pace insiste : « Encourager les clients à refaire l’expérience d’états émotionnels intenses ne favorise pas la plasticité neuronale, ne permet pas la libération des émotions et ne contribuent pas à la guérison. »[5] Rechercher à tout prix des souvenirs entraine souvent le client à les revivre de manière beaucoup trop intense, ce qui peut s’avérer de nouveau traumatisant. Les mécanismes de défense installés depuis le plus jeune âge ont une fonction protectrice qu’il convient de respecter même si le but est de les contourner et de les abandonner peu à peu.

Le travail sur l’enfant intérieur se doit d’être extrêmement doux pour laisser le système intérieur faire émerger à son rythme les souvenirs nécessaires (et non tous les souvenirs !). Cela permet de gérer les affects dans un cadre sécure et soutenant. La personne accompagnée conserve ainsi sa capacité à mobiliser ses ressources pour répondre à son vécu enfantin.

En contact avec ses ressentis enfantins, l’adulte peut éprouver de l’indignation et de la compassion. Il ne s’agit pas de revivre l’émotion intense d’autrefois mais d’expérimenter de nouvelles réponses émotionnelles jusqu’ici interdites pour se réguler. Cette régulation émotionnelle s’apprend. Elle consiste à reconnaître et à gérer ses états émotionnels de façon appropriée. Ainsi l’on peut pleurer avec son enfant intérieur sans être envahi ou se sentir coupé. Il revient au thérapeute de faire en sorte que le client demeure dans une zone de tolérance émotionnelle suffisante.

 

          La spiritualisation. La spiritualisation est le recours à des croyances ayant une prétendue vertu immanente. Cette approche est plus manipulatrice que spirituelle puisqu’elle impose sournoisement des croyances et coupe de l’expérience réelle, c’est à dire du véritable ressenti en soi. La spiritualisation maintient l’individu en transe en affirmant organiser le chaos de son histoire et en lui attribuant un objectif supérieur et dissocié de la réalité[6]. Les croyances de spiritualisation les plus courantes sont celles du pardon à l’autre, du choix de l’âme de vivre telle ou telle situation et de tout ce qui accroit la grandiosité du thérapeute ou de la personne accompagnée. La spiritualisation se retrouve dans ce type de monologue intérieur :

  • Dieu, mes parents, mon thérapeute ou les épreuves de la vie cachent des buts élevés pour me permettre de grandir et d’évoluer.
  • Quand une situation devient trop chaotique ou douloureuse, je pense que des voies impénétrables et extérieures à moi-même vont me guider vers le meilleur.
  • Mes bonnes actions, ou bonnes pensées, vont être gratifiées dans cette vie ou dans une autre. Les mauvaises actions de l’autre seront punies. Il existe une justice immanente.

L’illusion de la « cause céleste » ou de la « récompense céleste » face aux souffrances dénote souvent d’un sévère refoulement que certains thérapeutes, souffrant du même symptôme, aggravent. Cela augmente l’impuissance de la personne qui continue à subir dans sa vie des situations de plus en plus douloureuses et inacceptables.

Le respect du vivant et du sensible est le seul gage d’une vie spirituelle axée sur l’essentiel. Elle permet d’expérimenter l’extraordinaire joie d’être pleinement ordinaire, ni plus qu’humain, ni moins qu’humain. Personne ne viendra sauver l’enfant en larmes au cœur de votre être. Chaque adulte a le devoir d’aller à sa rencontre pour le rassurer (« Tout va bien, je suis là »), le réconforter (« C’est fini. Tu es en sécurité avec moi ») et répondre à ses besoins.

 

          La confusion entre processus thérapeutique et outils thérapeutiques. Il est important de ne pas confondre processus thérapeutique et utilisation de quelques outils ou protocoles donnant l’impression que le travail est rapidement achevé. Un thérapeute compétent s’exprime clairement sur les visées de ses interventions. Il peut proposer ponctuellement des protocoles ou des techniques sur l’enfant intérieur mais indique à chaque fois qu’il ne s’agit pas d’une thérapie de l’enfant intérieur. Dans ce cadre clair et précis, l’accompagnement même ponctuel de l’enfant intérieur peut se révéler positif et libérateur pour qui l’expérimente.

Une thérapie de l’enfant intérieur est un processus psychothérapeutique qui s’étale sur plusieurs années.

 

            L’interprétation des symptômes. Tout thérapeute compétent est vigilant pour ne pas induire, par l’interprétation de symptômes ou de symboles, de faux-souvenirs. Il n’est pas rare que des personnes évoquent des abus ou des maltraitances vécus dans l’enfance en s’appuyant sur les seuls dires ou impressions de leur thérapeute. A ce titre, les techniques régressives et inductives sont à manier avec parcimonie. Les travaux d’Elisabeth Loftus sur les faux-souvenirs ont démontré que les suggestions ont le pouvoir de créer des émotions et des symptômes donnant corps à de faux-souvenirs.

La thérapie de l’enfant intérieur n’est pas régressive. L’exploration du passé n’a pas pour but de retrouver des souvenirs enfouis. Seul le vécu psychocorporel présent (sensations et les émotions) est considéré. Ce dernier sert de pont, de passerelle pour aller chercher l’enfant intérieur perdu dans les paysages d’autrefois.

 

La qualité de la relation thérapeutique reste la clef de voûte

 

          Ramener l’enfant dans le présent pour lui permettre de vivre aux côtés de l’adulte est le principal objectif de la thérapie de l’enfant intérieur. C’est un processus qui peut demander du temps et dont la qualité de la relation thérapeutique est la clef de voute.

On ne peut pas faire ce travail seul. Il est possible de se connecter, seul et ponctuellement, à l’enfant en soi mais un tiers est indispensable pour s’autoriser à éprouver ce qui a été interdit. La présence chaleureuse, calme, empathique, aimante et compatissante du thérapeute fournit à l’enfant intérieur de l’accompagné l’énergie dont il a besoin pour se sentir en sécurité et contenu. Cette présence installe une résonance énergétique positive.

On peut affirmer qu’en expérimentant un lien thérapeutique où l’on se sent considéré, on génère un espace de réécriture de sa biographie. Le vécu enfantin avec ses blessures et ses ressources devient un matériau à alchimiser dans le présent pour construire un nouvel adulte et une nouvelle histoire à écrire et à vivre, non pas alourdie par le passé mais enrichie des réponses prodiguées à ce même passé.

Les capacités du thérapeute ne sont pas seulement intellectuelles mais essentiellement émotionnelles. Elles sont liées à sa propre capacité d’intégration des différentes facettes de son propre enfant intérieur. L’enjeu est de permettre la création d’un lien authentique. Les propres limites du thérapeute ne sont un problème que s’il les camoufle. Elles sont alors amplifiées et cadenassent davantage la personne qui consulte. Assumées et exprimées, les limites du thérapeute ont une fonction de dévoilement et d’accompagnement de ce qui se vit en résonance chez l’autre. Un thérapeute lucide doit être à même d’évoquer ses propres expériences douloureuses de l’enfance. S’il proclame qu’il a eu une enfance heureuse, fuyez sans tarder.

La subtilité du lien thérapeutique est complexe mais les recherches en neurosciences confirment qu’ « (…) un patient ne parvient réellement à ressentir ce que le thérapeute lui décrit que si le thérapeute éprouve également ce qu’il ressent dans son corps (…) ».[7]

Un thérapeute de l’enfant intérieur est une personne simplement ordinaire, un accompagnant sensible, vulnérable, chaleureux qui met toutes ses caractéristiques d’enfant, spontanéité, résilience, joie, amour, absence de jugement, espièglerie, exubérance… au service d’une relation unique et spécifique avec la personne qu’il accompagne.

 

 

Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont*

Tous droits réservés – Octobre 2018

 

* Psychopraticiens d’inspiration jungienne, spécialistes reconnus et renommés de l’enfant intérieur depuis 1990 (dans la lignée des travaux d’Alice Miller et de John Bradshaw), Marie-France et Emmanuel sont co-fondateurs de la Méthode Cœur d’enfant, formateurs, co-auteurs de livres traduits en plusieurs langues, conférenciers et experts auprès de nombreux médias nationaux.

 

[1]J. Baudrillard, cité par Sylvie Tenenbaum, Pardonner – Tyrannie ou libération ?, InterEditions, 2008, page 61

[2]Sylvie Tenenbaum, Pardonner – Tyrannie ou libération ?, InterEditions, 2008, page 61

[3]Alice Miller, Le corps et la morale, article consultable sur son site www.alice-miller.com

[4]Sylvie Tenenbaum, Pardonner – Tyrannie ou libération ?, InterEditions, 2008, page 170

[5]Peggy Pace, Pratiquer l’ICV – L’intégration du Cycle de la Vie, Dunod, 2018, page 34.

[6]Stephen Wolinsky, Ni ange, ni démon – Le double visage de l’enfant intérieur, Le jour editeur, 1993, page 147.

[7]Eric Binet, Le présent au secours du passé – L’intégration du cycle de vie, Editions SATAS, 2017, page 165

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